• Ton anniversaire

     

    L’arc-en-ciel a créé une couleur nouvelle

    Les oiseaux les plus rares ont refait leur plumage

    Chaquez étoile de nos cieux se fera grand soleil

    La mer a découvert un tout nouveau rivage

     

    Les fleurs ont inventé les senteurs de l’Éden (parfums de l'émoi)

    Le temps vient d’arrêter sa course vers l’inconnu

    Les anges de l’amour ont fait de toi leur Reine (roi)

    Les Dieux nous ont ouverts les paradis perdus

     

    La terre s’est habillée de ses plus beaux atours

    Car en ce jour précieux plus rien n’est ordinaire

    Plus puissant que jamais elle t’ouvre son amour

    Puisque ce jour précieux est ton ANNIVERSAIRE


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  • Can… Abysses

     

    Cette fumée dans mes poumons

    Me fait croire tant de plaisirs

    Elle m'enveloppe de sensations

    Qui adoucissent même le pire.

     

    Pourtant le pire est bien en moi.

    Il se répand, il se propage,

    Il rentre au plus profond de moi

    Il mue mon cerveau en nuage.

     

    C'est un ami qui me contrôle

    Qui me façonne à son désir,

    Je n’suis plus moi, je joue son rôle

    Un jeu dicté par ce vampire

     

    Je ne crois pas en son pouvoir

    Si sûr de ma domination

    Je suis le seul à ne pas voir

    Qu'il entreprend ma destruction

     

    Et cette fumée qui dégage

    De blanches volutes mortelles

    anéantit mon paysage

    éloigne mes amis, mes fidèles.


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  • Tendre parfum

     

    Quand timide il se pose sur ta peau de velours

    Des bouquets de magie jaillissent au grand jour

     

    Dans le creux de ton cou, il enivre mes sens

    Tu sais le faire chanter, il brille de ta présence

     

    Il écrit notre histoire, il nous lie à l’amour

    Il porte ton prénom; il est Toi pour toujours

     

    Il se mue sur ton corps pour devenir unique

    Et transporte mon cœur vers des contrées magiques

     

    Il laisse derrière toi, l’image de ta beauté

    Fantôme de ton éclat aux volutes épicées


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  • Ceux qui sont partis

     

    Y'en a un qui est parti

    Grisé sur sa moto

    En dévorant la vie

    A grand coup de bons mots

    Envolé l'Enfoiré

    Après avoir donné

    Nourriture et chaleur

    Aux exclus du bonheur

     

    Y'en a un qui est parti

    Quelque part en Afrique

    L'hélicoptère maudit

    Plongeait sous les tropiques

    Pour installer des pompes

    En suppliant qu'il pleuve

    Quand le Bon Dieu se trompe

    L'Aziza devient veuve.

     

    Y'en a une qui est partie

    Sans joie et sans bonheur

    Bien sûr elle l'a choisi

    Mais c'est pas de bon cœur

    Peut-être qu'un Bambino

    Arrivé bien plus tôt

    Aurait su réchauffer

    Ce cœur trop déchiré

     

    Y'en a un qui est parti

    Il venait d'arriver

    Il emporte avec lui

    Le terrible secret

    Il n’comprend pas pourquoi

    Cet adulte charogne

    L'emmène une dernière fois

    Au bord de la Vologne

     

    Y'a ceux qui sont partis

    Inconnus des groupies

    Un frangin, un ami,

    Un enfant, un papy

    Ceux qu'on pleure pour de bon

    Avec force émotion

    Qui nous manquent vraiment

    Qu'ils aient deux ou cent ans


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  • Sonnet pour deux perles

     

    Les chemins de la vie pourraient nous séparer

    Les distances et le temps n’auront raison du cœur

    Le hasard de nos jours pourrait nous éloigner

    Vous resterez toujours mes enfants du bonheur

     

    Un incassable fil nous relie pour toujours

    Brodé d’un or précieux et d’éternels diamants

    Rien en ce monde ne coupera ce fil d’amour

    Ni la folie des hommes, ni l’érosion du temps

     

    Avec la femme que j’aime, vous êtes mes joyaux

    Vous serrer dans mes bras est mon plus doux plaisir

    Je veux vous protéger des démons et des maux

     

    Graines devenues fleurs, épanouies au grand air

    Vous êtes les fruits du verger de mon désir

    Si profond de connaître la joie d’être père.


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  • Ma terre, ma promise

     

    Mon esquif s’est échoué au rivage de ta peau

    Naufragé volontaire sur une île oubliée

    J’ai foulé ce pays sur la pointe du cœur

    Mon regard s’est ouvert sur des vallées nacrées

    J’ai touché de mes mains, terre de douceur

    Je me suis enivré des parfums les plus hauts

     

    Dans son cœur de verdure, j’ai découvert l’Eden

    Des torrents de douceur nés de sources de miel

    Des forêts de tendresse aux arbres majestueux

    Des oiseaux de légende aux couleurs arc-en-ciel

    Fruits gorgés de soleil aux nectars capiteux

    Au milieu de l’atoll, le palais d’une Reine.

     

    Tout en haut du volcan, un cœur ne battait plus

    Je l’ai pris contre moi pour le gonfler d’amour

    Je l’ai serré si fort qu’il est entré en moi

    Il s’est fondu au mien et revit au grand jour

    Je vivrai pour toujours dans ce pays de rois

    J’ai fini mon voyage, je ne partirai plus


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  • Projection

     

    Il y a vingt ans, j’avais vingt ans

    Conjugant ma vie au futur

    Je me projetais dans le temps

    Vision d’un monde qui rassure

     

    Espace azur et verdoyant

    Couleur d’espoir en dominance

    De léthargie se réveillant

    L’humanité a pris conscience

     

    Confort du corps et de l’esprit

    Je me voyais le cœur serein

    Dans un Eden, bien à l’abri

    De la misère et du besoin

     

    Vingt ans après, c’est aujourd’hui

    Le temps qui coule sur nos espoirs

    Efface nos rêves d’utopie

    Et qui y-a-t-il dans mon miroir ?

     

    L’image d’un homme qui a rêvé

    Avec cette touche d’innocence

    Mais face à la réalité

    Se sont déçues ses espérences

     

    Car dans vingt ans il sera là

    Si la vie chante encor’ demain

    Mais son âme n’a plus d’au-delà

    A trop sourire aux nuits sans fin

     

    Car l’être humain dans sa folie

    Peut transformer à volonté

    En enfer ou en Paradis

    Les chemins de sa destiné

     


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  • La Belle Cordière

     

    Elle voulait crier ses colères

    Et soulager ses peines en vers

    Mais pour être femme littéraire

    Elle dut se battre, la Belle Cordière.

     

    Elle admirait Sieur De Magny

    Les grands mots et les belles lettres

    Le pouvoir de la poésie

    Mais elle ne voulait pas de maître

     

    Comment être femme écrivain

    Dans un milieu de mâles nantis

    Au siècle de monsieur Calvin

    De Montaigne et La Boétie

     

    Comment pouvoir rivaliser

    avec Agrippa d’Aubigné ?

    Pourtant sa voix a su verser

    Des flots de sensibilités

     

    Reflets fidèles de ses tourments

    Elle donne aux mots cette richesse

    Soufflants à ses sonnets ardents

    Autant de force que de tristesse

     

    Des mots écrits les yeux mi-clos

    Laissant transpirer l’émotion

    Engendrer les vers les plus beaux

    Sentir monter un grand frisson

     

    Elle s’appelait Louise Charly

    Mais les esprits auront gardé

    Dans les bibles de poésies

    La signature de Louise Labé.


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  • Casseurs d’enfants

     

    Ils ont oublié

    Leur fragilité 

    Sensibilité

    Toute leur innocence

    Cette candeur immense

    Les casseurs d’enfances

     

    Faut-il pardonner

    S’ils ont enduré

    Il y a des années

    Un père répugnant

    Une mère se voilant

    Les casseurs d’enfants

     

    Comme pour se venger

    D’un trop lourd passé

    Ils veulent faire payer

    Dans larmes et souffrance

    Des anges sans défense

    Les casseurs d’enfances

     

    Détruites pour toujours

    Les envies d’amour

    Souvenirs trop lourds

    Cauchemars permanents

    Visage horrifiant

    Du casseur d’enfants

     

    Gestes irréparables

    Actes impardonnables

    Parents incapables

    De toute indulgence

    Mais désirs de vengeance

    Sur les casseurs d’enfances

     

    Ils savent trop y faire

    Pour bien les faire taire

    Terreur et colère

    Menaces et violence

    La loi du silence

    Des les casseurs d’enfances

     

    Enfant violenté

    que faut-il donner

    pour qu’il ne soit jamais

    Un adulte devenant

    A son tour justement

    Un casseur d’enfants ?


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  • Issue fatale

     

    Un vertige immobile

    M’entraine vers le fond

    D’un tourbillon fragile

    Où se perd la raison

     

    Et la folie s’en mêle

    J’étouffe de l’interieur

    Des images irréelles

    Défilent à cent à l’heure

     

    Je tends les mains très haut

    Personne ne me retient

    Je veux hurler mes maux

    Ma voix ne dit plus rien

     

    Je n’ai plus de pensées

    Je ne sens plus mon corps

    J’ai mal à respirer

    Je me noie dans la mort

     

    Mes oreilles bourdonnent

    Me coupent de ce monde

    Où je n’entends personne

    Que ce fracas immonde.

     

    Je n’ai plus de repère,

    J’ai perdu mes valeurs

    Plus de mère, plus de terre

    Et ma mémoire se meurt

     

    Je veux tout arrêter,

    J’ai si mal, bien trop mal

    Plus rien pour me sauver

    Sinon l’issue fatale

     


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  • Le lit de Râ

     

    L’Astre du jour s’endort dans la blancheur écume

    Laissant, comme un adieu, une clarté étrange.

    Des couleurs arc-en-ciel jaillissent de la brume

    Aussi lumineuses qu’un linceul de soie blanche.

     

    Les doux chants des oiseaux s’éteignent lentement,

    Mélodies clairsemées étouffées par le soir.

    Le cœur de la nature rythme ses battements

    À la clarté du jour qui se voile de noir

     

    Une brise timide au souffle rafraîchi

    Inonde les mâtures des bateaux ondulants,

    Où viennent s’éclater de frêles clapotis,

    Mélopées où se mêlent cliquetis inquiétants.

     

    L’Orient s’est habillé de mousseline brune

    Laissant apparaître de timides lucioles,

    De leur tanière céleste elles s’allument une à une

    Dessinant des chimères où les formes s’étiolent

     

    L’horizon rougeoyant aspire dans sa fournaise,

    La lumière et les bruits qui résistent en vain.

    Le Soleil vient de quitter ce jour qui lui pèse

    Se laissant engloutir par de nouveaux matins

     

    Il brille pour d’autres yeux, s’ouvre sur un ailleurs.

    Il a peint à nos cieux l’encre de son absence

    Pour laisser reposer nos esprits et nos cœurs

    et retrouver demain son unique brillance.


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  • Que je vive après

     

    Lorsque mon âme aura franchi

    Le grand portail de l'autre vie

    Lorsque mon cœur aura fini

    De battre la mesure de ma vie

     

    Lorsque mes yeux seront éteints

    Dans un ultime soufflet de cils

    De mon enveloppe ne jetez rien

    Que mes organes vous soient utiles.

     

    Donnez mes yeux pour que j'y voie

    Donnez mon cœur que je soupire

    Donnez mes reins, donnez mon foie

    Et mes poumons que je respire.

     

    Qui s'aime me suive

    Donnez ma mort

    Pour que je vive

    Encore.


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  • Normandie

     

    Je me suis étendue entre Bresle et Couesnon

    Dessinant mes rivages aux courbes de la mer

    Je renvoie les écumes à ma voisine Albion

    Jalousant mes galets, mes falaises et mes terres.

     

    On me dit de frimas, on m'inonde de pluie

    On me flanque de boue, on me voile de nuages

    Rumeurs ! Mon cœur est doux, agréable et joli

    Quand le bleu de mes cieux illumine mes villages.

     

    Des colliers de maisons dégringolent des collines

    Et serpentent amoureuses, mes rivières tranquilles

    Sur ma peau de verdure quelques vaches ruminent,

    Au loin, dans le couchant, un clocher se profile.

     

    Mes bosquets et mes bois vous révèlent des trésors

    Mes chemins de noisettes font sourire vos sens

    Pour cultiver la vie, je vous offre mon corps

    Mes vallons et mes plaines inventent des romances.

     

    De Cany à Coutances, de Mortagne à Honfleur

    Le murmure des oiseaux, le silence des prairies

    Où se mèlent parfums et valse des couleurs

    La nature est mon sang, mon nom est NORMANDIE.

     

    Prix Paul Labbé - Thiberville (27) - Novembre 1999

    Médaille de Bronze - Concours national Verneuil-sur-Avre (27) - Septembre 2000


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